dimanche 7 août 2016

Les capteurs de puissance n'aiment pas les changements de rythme

Le moindre vent, le moindre changement de pente, le moindre abri fait varier la puissance nécessaire pour maintenir la vitesse de progression.

Sur un long col régulier, il est ainsi plus aisé de maintenir un rythme, un niveau de puissance, relativement constant.

Les parcours qui font la part belle à ces cols favorisent ainsi le dessein des équipes les plus fortes qui peuvent imposer un rythme élevé pour réduire le risque d'être attaquées. Les capteurs de puissance sont pour elles d'une aide précieuse.

L'effet que l'on peut craindre est que les étapes de montagne ne livrent plus qu'un spectacle pour la victoire d'étape, pour peu que des écarts soient déjà existants afin de favoriser les échappées. Dans le groupe des favoris, on observera plus une course d'usure, plus fade, qui aura pour effet maximum l'élimination de 2 ou 3 concurrents par l'arrière en cas de défaillance.

Le talon d'Achille des capteurs de puissance est la course de mouvement durant laquelle il n'y a pas la possibilité à un rythme de s'installer. Le terrain de jeu doit permettre les relances, doit être le plus changeant possible, avec des cotes courtes (moins de 10 minutes d'ascension) plutôt que des longs cols, ou des circuits, avec des virages nécessitant d'usantes relances.

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