jeudi 21 juillet 2016

Cyclosportives : à chacun son peloton

Les départs des cyclosportives se font généralement en paquet de plusieurs centaines de cyclistes qui partent simultanément sur une route non fermée à la circulation. Ce n'est évidemment pas sans risque. Le danger est d'autant plus grand que des cyclistes n'ont jamais roulé en peloton et que d'autres remontent le nez dans le guidon pour gommer leur mauvais placement au départ. C'est un peu le bazar !

Bref, il y a moyen de faire mieux pour ce qui devrait s'apparenter à une "course de vélo"... Tout simplement en morcelant le paquet et en étalant les départs.

Les groupes des coureurs :

Sur présentation de la licence et du timbre course, il est possible de constituer 4 pelotons :

1- UFOLEP 1, FSGT 1&2
2- UFOLEP 2, FSGT 3
3- UFOLEP 3, FSGT 4
4- UFOLEP 4, FSGT 5

Les groupes des cyclosportifs :

Ceux qui n'ont pas de licence leur permettant de faire des courses de fédération, peuvent être regroupés par catégorie d'âge :

1- 18 à 25 ans (classement jeunes)
2- 25 à 34 ans (classement seniors)
3- 35 à 44 ans (classement vétérans 1)
4- 45 à 54 ans (classement vétérans 2)
5- 55 ans et plus (classement doyens)

NB : cette répartition des tranches d'âge me semble assez cohérente avec les échelons de niveaux observés spécifiquement en cyclisme.

Le groupe des cyclotouristes :

Il concerne tous ceux qui ne veulent pas faire la course. Un horaire de départ optionnel peut être proposé pour ceux qui souhaitent rouler en peloton.

Les groupes "à la demande" :

On peut imaginer qu'en échange d'une contrepartie financière supplémentaire, l'organisation propose la mise en place d'un peloton de cyclistes souhaitant faire leur propre course, avec leur propre classement.

L'organisation :

Rien d'insurmontable dans ce modèle. En effet, les groupes peuvent facilement être constitués à l'avance.

Des règles simples peuvent apporter un peu de cadre : groupes de 20 minimum, 3 groupes "à la demande" autorisés, etc.

Sur les épreuves les moins fréquentées, il faut également faire preuve d'un peu de flexibilité afin d'envisager des regroupements, y compris au dernier moment. Sur ces cyclosportives, il peut être judicieux de mutualiser les groupes en ayant un tronçon commun aux parcours proposés. Des codes couleurs sur les dossards peuvent alors aider à différencier les circuits.

Pour quel résultat ?

Très clairement, avoir une représentation un peu plus fidèle d'une course de vélo pour la vivre de l'intérieur : rouler en peloton, prendre des relais, maintenir l'entente et se bagarrer sur le final, à armes égales... Voilà qui devrait mettre l'eau à la bouche à plus d'un...

Le classement scratch est la référence, le classement au temps une résultante. Ce n'est pas un contre la montre. Le chronomètre ne donne qu'une information relative. Le temps devient par contre plus pertinent car il donne l'écart entre des niveaux plus homogènes.

On peut imaginer que cette organisation permette d'attirer plus de monde, notamment les coureurs qui peuvent être rassurés sur la sécurité et qui, habitués aux circuits, trouveront un nouveau terrain de jeu avec une course en ligne, ce qui est plutôt rare les concernant.

Plus de plaisir car chacun sera de facto dans une catégorie un peu plus adaptée voir complètement en adéquation avec son niveau... C'est un élément de motivation supplémentaire pour venir.

Probablement plus de fluidité dans l'organisation en donnant plus le temps de gérer le flux.

Et bien sûr, plus de sécurité car le phénomène de masse est considérablement réduit et les groupes seront beaucoup plus homogènes.

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