dimanche 16 février 2014

Jeu de simulation cyclisme : tactique de course

Pour définir une tactique de course et maximiser les chances de victoire, il est nécessaire d'avoir une bonne connaissance des caractéristiques des coureurs et de celles de la course.

Composantes athlétiques des coureurs

Les coureurs cyclistes sont caractérisés par un profil de puissance. Il y a, de mon point de vue, 3 profils de coureur : le rouleur, le puncheur et le sprinteur.

Les équipiers ont plutôt un profil de rouleur car ils doivent principalement assumer la poursuite d'une échappée ou assurer le train à l'avant. Cependant, les courses à étapes, notamment les Grands Tours, donnent la part belle aux rouleurs au travers des CLM. De fait, les meilleurs rouleurs ont un statut de leader. Ce sont ceux qui ont la meilleure chance de bien figurer au classement général de ces épreuves.

De manière plus générale, les leaders ont pour objectif la victoire. Ils font appel à des capacités d'explosivité. Ce sont des sprinteurs ou des puncheurs.

Pour les mettre sur orbite, ces leaders ont besoin d'avoir un train, plus ou moins important selon qu'ils sont sprinteurs ou puncheurs. Ils doivent donc avoir dans leur rang un ou des équipiers de luxe qui ont des aptitudes pour le sprint court ou le sprint long. Ces équipiers de luxe peuvent être des jeunes talents, qui plus tard, aspireront à devenir leaders. Ce peuvent être également d'anciens leaders qui n'ont plus le niveau pour rivaliser avec les meilleurs. Ce peuvent enfin être des coureurs confirmés, au maximum de leur potentiel mais un ton au-dessous du gratin. Ces équipiers de luxe peuvent clairement assumer un rôle de leader sur une course de niveau inférieur au World Tour.

Lorsque la route monte, le poids du cycliste devient un facteur limitant. Le rapport poids puissance donne alors des aptitudes à grimper plus ou moins bonnes. Lorsque la vitesse est élevée, la corpulence, la taille du cycliste devient le facteur limitant.

Ce qui fait la différence entre les cyclistes, ce sont donc, les niveaux de puissance développés, le poids, la taille (en prenant un raccourci sur l'aérodynamisme) et le temps de maintien des niveaux de puissance, ce que nous pouvons appeler communément la résistance. A noter que le poids est un facteur qui influe également les accélérations. Un sprinteur peut être léger et rivaliser avec les sprinteurs les plus puissants en ayant la capacité de gicler au dernier moment pour les "sauter" sur la ligne.

Autres qualités des cyclistes

Science de la course :

Ce savoir-faire permet de s'économiser en vue du dénouement final. Il permet de rapidement analyser les faits de course, d'avoir une vision claire des forces et faiblesses en présence, de prendre les meilleures décisions. Ce sont des coureurs qui savent gagner sur tous les terrains. Ils savent prendre la bonne échappée, en garder sous la pédale, bluffer et choisir le moment opportun pour s'imposer. Ce sont également des coureurs qui savent se placer en vue des moments clés de chaque course. Ils savent lire la course. Il s'agit d'un savoir-faire, plus ou moins inné, une sorte d'intelligence de la course. Il s'améliore avec l'expérience. Les coureurs qui ont cette clairvoyance ont un goût prononcé pour être des électrons libres. Ces coureurs se font rarement piéger par des faits de course, notamment les chutes, les bordures...

Agilité :

Cette qualité est nécessaire en descente, sur les pavés, lorsqu'il pleut, lorsqu'il y a du vent. Elle peut faire gagner du temps ou éviter d'en perdre sur un CLM. Cette qualité peut se travailler à l'entrainement, pendant l'hiver, en pratiquant le cyclo-cross par exemple, mais également lors de stage à la montagne. Une bonne agilité réduit le risque de chute.

Endurance :

Cette qualité intervient lorsque les conditions sont difficiles : les étapes longues, les étapes avec beaucoup de dénivelé, les étapes de plat car on ne change pas souvent de position, les course dans le froid, sous la pluie, dans le vent ou sur les pavés. C'est une aptitude qui se travaille l'hiver. Ces coureurs sont moins sujets aux blessures.

En résumé : caractéristiques des coureurs

Poids
Taille
Puissance sprinteur
Puissance puncheur
Puissance rouleur
Résistance
Endurance
Clairvoyance
Agilité

Caractéristiques des courses

Les conditions météorologiques : température, humidité, vent
Le revêtement : pavé
Le profil : plat, bosses, cols
La distance et le dénivelé
Le final : dernier km

Calcul par une Intelligence Artificielle du résultat d'une course

Echappée :

Par définition, n'importe quel coureur peut se retrouver dans une échappée.

Dans chaque course, il y a des échappées. Lorsqu'il s'agit d'une course d'un jour, plusieurs équipes devraient assumer la poursuite avec quelques coureurs. Ce sont les équipes qui ont un ou plusieurs coureurs capables de jouer la gagne ou les équipes qui ont un objectif de visibilité pour le sponsor et qui ont raté l'échappée du jour.

Lorsqu'il s'agit d'une étape, les équipes qui prennent en charge la poursuite sont celles qui ont un enjeu autre que la victoire d'étape ou qui ont de grandes chances de succès. Si une équipe estime qu'elle ne doit pas être seule à assurer la poursuite, elle s'investira moins dans la poursuite ou une partie du temps seulement. Son investissement sera quoi qu'il en soit partiel. Par exemple, une équipe roulera pour réduire l'écart en vue du classement général mais laissera les équipes de sprinteurs assurer une partie de la chasse car elles auront plus de chance de victoire d'étape.

Ce sont des stratégies qui peuvent se définir à l'avance. Elles peuvent être calculées pour l'ensemble des équipes par une IA.

A noter que l'investissement d'une équipe dans la poursuite dépend également du risque que représente l'échappée. Ce risque dépend du niveau de clairvoyance des échappées, du nombre de coureurs qui la compose, de leur niveau moyen en tant que rouleur (puissance 20' et résistance), de leur résistance, de leur endurance, de leur classement, du nombre de représentant par équipe. Toutes ces données sont connus des directeurs sportifs qui peuvent décider de l'investissement de leur équipe dans la reprise des échappées. Ceci peut être estimé par une IA.

Au fil de l'avancement de l'étape, les chances de réussite de l'échappée évoluent en fonction du rapport de force qui change au fil du temps. La fatigue apparaît dans le groupe de tête et dans le peloton, du fait des conditions météorologiques, de la distance, du dénivelé, du vent, etc. Le profil opère une sélection à l'avant et à l'arrière. Les enjeux fluctuent également. Lorsque le classement général n'est plus en jeu, le peloton peut temporiser.

Epreuve de plat :

Systématiquement, les équipes de sprinteurs prendront la poursuite à leur charge à un moment donné. Dans de rares cas, les échappées peuvent résister mais l'écart sera toujours infime. Pour calculer le rapport de force, il faut considérer le niveau moyen des rouleurs constituant les équipes de sprinteurs, hors leader, hors électron libre et hors équipiers de luxe.

Pour gagner le sprint, plusieurs facteurs sont à considérer, toujours comparativement à l'ensemble des forces en présence :

L'équipe : le train idéal du sprinteur serait composé d'un équipier de luxe sprinteur, d'un équipier de luxe puncheur, d'un rouleur de bon niveau.

Le profil : plus la pente est rude, plus le poids est discriminant.

Les conditions météorologiques : avec le vent (facteur aléatoire), le coureur plus léger et petit, ayant l'agilité et la clairvoyance devrait l'emporter.

Le sprinteur : puissance 10'', résistance, clairvoyance, agilité, poids, taille.

En cas de bosse à l'arrivée, le profil de puncheur pourra prendre le dessus sur le profil de sprinteur. Pour faire la différence, l'idéal est qu'il soit lancé par un poisson pilote, un équipier de luxe puncheur.

Si un sprinteur n'a pas de train digne de ce nom, ce doit être un coureur agile et clairevoyant pour espérer obtenir des victoires. Il doit reconnaître la roue à prendre et parvenir à se faire une place dans un train adverse.

Lorsqu'une équipe est composée de plusieurs coureurs clairvoyants, agiles, endurants avec de bonnes capacités de rouleurs, on peut estimer qu'en cas de vent, ils essaieront de créer des bordures. Suivant l'intensité du vent, les bordures sont plus ou moins certaines. Ils pourraient alors faire la différence et se retrouver grouper en tête de course avec une poignée d'autres coureurs aux mêmes qualités. Une vingtaine de coureurs maximum peut s'échapper.

CLM :

La victoire sur un CLM dépend de la longueur de l'épreuve, du profil, des conditions météorologiques...

En cas de vent, la taille et la clairvoyance peuvent faire la différence.

En cas de pluie, l'agilité fera à coup sûr la différence entre les meilleurs. Elle contribuera à moindre mesure en condition normal mais restera un élément important de la performance, notamment s'il y a des descentes.

La résistance est incontournable. Sur un prologue, la puissance du puncheur sera plus utile que la puissance du rouleur.

Stratégies de course :

Rouler si les coureurs ne sont pas dans l'échappée (contrainte liée au sponsoring)
S'investir dans la poursuite dès qu'un coureur dans l'échappée est dangereux à un ou plusieurs classements au choix (général, montagne, points, jeune, équipe) avec un pourcentage pouvant être défini.
Attendre et s'investir uniquement sur la fin de la course à un pourcentage pouvant être défini.

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