mercredi 31 juillet 2013

Montagne : une fusée à 3 étages

2 cols de 1ère catégorie dans les 60 derniers km :

Il ne peut pas y avoir d'offensive des leaders en lutte pour le classement général dans le premier des 2 cols. Dans ce col, ils ne devraient pas être isolés. Au mieux, suivant le profil avant ces 2 cols, l'ensemble de leur équipe sera présente à leur côté. Au pire, ils seront toujours accompagnés de leurs "lieutenants" pour la montagne. Il n'y a aucune chance de voir une attaque, les équipes, même réduites, pouvant assurer la poursuite. Sortir pour un raid aussi long est voué à l'échec. L'intérêt, à ce stade de la course, n'est pas la lutte pour le maillot jaune, mais la manière dont les baroudeurs gèrent leur avance pour espérer se disputer la victoire d'étape.

Seul le 2ème col peut éventuellement faire l'objet d'une offensive. Mais il faudra d'abord espérer isoler les leaders adverses. Chaque équipe disposant désormais de plusieurs coureurs capables de suivre le rythme des meilleurs en montagne. On devrait assister à la réduction du peloton à une poignée d'unités, puis à quelques escarmouches dans les derniers hectomètres pour espérer prendre quelques secondes.

3 cotes de 3ème catégorie dans les 30 derniers km :

Voici à mon avis pourquoi ce type de profil est plus spectaculaire.

Tout d'abord, sur 30 km, un coureur seul peut sortir et résister au retour de ses adversaires, d'autant plus si le parcours de ce final est favorable. La prise de risque est beaucoup moins grande que lorsqu'il s'agit de partir pour 60 km.

Ensuite, la course est moins prévisible. L'attaque peut se produire avant d'arriver sur ces 3 dernières difficultés ou sur l'une des 3 dernières, en montée ou en descente. Il peut y avoir des rebondissements et la course devrait être moins calculée. Les coureurs devront faire preuve d'initiative et de "feeling" pendant la course pour sentir le bon coup et réagir intelligemment.

Une stratégie "à étage" peut être construite. La première cote peut, doit,  être utilisée pour dynamiter le peloton. Les leaders pourront ensuite jouer de malice pour surprendre leurs adversaires dans la 2ème ou la 3ème cote. Avec une arrivée en cote de 1 ou 2 km avec du pourcentage, les écarts peuvent rapidement être significatifs.

A noter que le placement et le choix des bonnes roues à prendre sera discriminant dès le début de la première bosse. Un coureur pourra être très bien sur les 2 premières cotes mais s'effondrer sur la 3ème s'il n'a pas bien géré son effort. Il devrait y avoir de gros écarts.

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