mercredi 5 septembre 2012

Proposition à ASO : ni CLM, ni arrivée au sommet

L’idée est d’imaginer un parcours où la triche n'a pas de place. Il y en a marre de voir des performances extraordinaires : des coureurs de 80 kg qui montent les cols aussi vite que les grimpeurs de poche, 20 kg plus légers ou des coureurs qui mettent 3' dans la vue de tout le monde sur 5 km dès la première arrivée en altitude puis qui rentrent dans le rang pour gérer l'avance obtenue...

L'idée est d'imaginer un parcours qui donne de la liberté, où seul le panache permet de faire la différence. Il y en a marre des équipes super puissantes qui cadenassent la course...

L’objectif est donc de développer les manières de gagner une course à étapes et d’élargir le spectre des vainqueurs potentiels.

Ces épreuves et notamment le Giro d’Italia, le Tour de France ou la Vuelta de Espana ne doivent pas se jouer sur une arrivée au sommet ou sur un CLM. Ils ne doivent pas être « réservés » à une poignée de coureurs.

Avoir plus de coureurs capables de gagner l’épreuve renforcerait inévitablement l’intérêt de la compétition, car elle serait plus ouverte. Tout ne pourrait être calculé, prévisible comme cela devient le cas dans les étapes de montagne qui deviennent frustrantes et décevantes. Le panache prendrait une dimension essentielle ajoutant un ingrédient de choix pour pimenter la course : l’effet de surprise.

Le concept :

1-  Aucune arrivée au sommet pour les étapes de haute montagne
2-  Aucun CLM ou tout au plus un CLM individuel de 20 km maximum
3-  Bonifications en temps pour toutes les arrivées d'étapes

Schémas tactiques :

Les épreuves CLM ont un rôle extrêmement limité sur le classement final de l’épreuve. Ainsi, les meilleurs rouleurs ne pourront pas se satisfaire de l'avance acquise et la gérer.

Les arrivées en haut d'un col n’étant plus proposées dans ce projet, il n'y aura plus de course de cote finale pour espérer effectuer une sélection définitive.

Les étapes de montagne devront donc être utilisées différemment (attaque de loin, attaque au sommet, en descente).

Chaque étape devient par ailleurs importante. Il faut jouer placé en permanence, voir œuvrer activement pour décrocher la victoire d'étape et glaner les bonifications proposées.

En faisant en sorte de rompre le lien entre profil de coureur et profil de course, on offre la possibilité à plus de coureurs de s’exprimer sur plus de terrains. Les courses seraient plus ouvertes, le spectacle plus inattendu, soudain, spontané, les spectateurs recommenceraient à vibrer.

Il pourrait être judicieux de tester ce type de parcours sur une épreuve d'une semaine ;)

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